Luang Prabang

Découvrir le Laos passe forcément par la visite de Luang Prabang. Capitale de la province du même nom, cette ville se situe en plein cœur de la région Nord du pays. Elle est bien connue pour ses multiples temples bouddhistes mais également pour son ambiance débonnaire, vivifiante et surtout unique. Et pour un réel dépaysement, les balades sur cette « Mère des Eaux » permettent de se délecter tant de son paysage fluvial que terrestre. Au-delà de son statut d’ancienne capitale de la nation, Luang Prabang se définit davantage comme une douce contrée aux mille visages : vestiges coloniaux, monastères etrites bouddhistes, clichés campagnards, végétation luxuriante, etc.

Quelques notes d’histoire

On remonte les premières traces d’habitation du Luang Prabang vers 8000 ans avant Jésus Christ. Et à ce que l’on sache, cette ville était la capitale de la principauté du Muong Xue sous le nom de Xieng Thong Xieng avant le XIVème siècle.

Ce n’est qu’en 1353, après son exil au royaume Khmer, que le roi Fa Ngum rassemble les principautés et édifie le Royaume de Lan Xang ou du Million d’Eléphants. A l’époque, Xieng Thong Xieng détenait le statut de capitale. Le nom de Luang Prabang n’apparut qu’en 1358 en l’honneur de la statue Bouddha Phra Bang. Déjà, on constate le poids de la religion bouddhiste dans le quotidien des Laotiens.

Son titre de capitale du Laos lui a été retiré après que le roi Setthathirath attribua ce statut à Vientiane vers 1560.

En 1773, les Birmans de la dynastie Konbaung mettent la ville sens dessus-dessous au point où une année plus tard, le centre-ville part en flammes. Ces débuts de pillage s’avèrent les prémisses de la série noire de Luang Prabang. En effet, une grande instabilité toucha la région vers la fin du XIXème siècle : avec les larcins des Pavillons noirs chinois en 1887 et l’occupation des troupes du Siam.

Ce qui s’ensuivit : la ville fut contrainte d’adhérer au protectorat français en 1893, comme ce fut le cas pour l’ensemble du pays. Mais par amour pour la cité royale, les Français rebâtirent Vientiane d’infrastructures plus modernes. Aussi, ils agrandirent la province de Luang Prabang et la para d’une belle architecture coloniale.

Passé ces périodes houleuses, la nation se tourna vers de nouvelles perspectives dont le tourisme en 1989. Un point angulaire économique qui contribua à la croissance et à la remise sur rails de Luang Prabang. L’architecture classique et coloniale de ses maisons fut redorée dans ce but : des hôtels et maisons d’hôtes de charme émergèrent et attirèrent de plus en plus de curieux et d’étrangers.

Luang Prabang : d’hier à aujourd’hui

S’être tournée vers le secteur touristique permit à cette localité du Laos de résorber son économie. Actuellement, cette ancienne capitale royale est une destination incontournable du Sud-Est de l’Asie. Elle s’est ouverte à l’international à travers la promotion de son patrimoine naturel et culturel, et par la présence de son aéroport international. Laisser pulluler bars, restaurants et hôtels de différents standard lui a été utile afin de gagner en attrait et en capacité d’accueil. Cette ville où les gens dorment à 22h00 est alors vite devenue une des provinces les plus touristiques, les plus authentiques et les plus fortunées du Laos.

On parle souvent de perle du Laos quand on évoque Luang Prabang. De concert, la ville séduit énormément pour les balades sur le Mékong à bord d’un bateau privé. C’est idéal pour explorer les tréfonds des grottes de Pak Ou habités par ses innombrables statuettes de Bouddha. Cette virée est aussi quasi parfaite pour atteindre les villages traditionnels avec leurs artisanats, reculés ou non, comme Ban Xang Hai et Ban Xang Khong. Au besoin, on peut s’y arrêter le temps d’une nuitée pour profiter de l’ambiance locale et pour se prendre au jeu des travaux manuels.

Pour les virées en centre-ville, rien ne vaut le vélo et les promenades à pieds, surtout qu’il n’y a que quelques kilomètres à parcourir. Cela permet de traîner et de prendre le temps de contempler la beauté de la ville, de ses temples et de ses maisons traditionnelles.

Et pour les amoureux de la nature, Luang Prabang a de quoi satisfaire avec ses treks pour partir à la rencontre dupeuple Hmong et Khmu, ou encore pour rejoindre les cascades de Tad Sae ou de Kuang Si avec leurs eaux azurs et limpides.

Une identité et un patrimoine préservés

Question culture, religion ou histoire ; Luang Prabang est indubitablement une des villes d’Asie les plus captivantes. Classé au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO depuis 1995 , elle a de quoi offrir en matière d’authenticité. Et on a donc de quoi s’émerveiller avec sa généreuse végétation, ses 3 3imposants temples dédiés aux recueillements bouddhistes, ses palais royaux et son architecture française. Parmi les vestiges emblématiques de son patrimoine, on cite :

· le palais royal construit entre 1904 et 1919, devenu depuis 1975 le siège du Musée national : avec la copie de l’emblématique statue du Bouddha Phra Bang exposée

  • le sublime monastère de Vat Mai aux traits typiquement Luang Prabang : ancienne résidence du président des moines, du patriarche de la religion bouddhiste ; lieu d’exposition du grand bouddha en émeraude

· le plus beau sanctuaire de Laos : le Wat Xieng Thong doré

  • le Vat Visoun construit en 1450 : le plus ancien monastère de cette région du Nord laotien
  • le temple de la paix Wat Phon Phao : avec ses collections de peintures
  • Le Wat Long Khoun ou temple de l’heureux : pour ceux en quête de rajeunissement spirituel

Climat et géographie

Le Luang Prabang se situe en confluence des rivières Nam Khan et Mékong. Ville du Nord-Ouest du Laos, elle se niche au cœur d’une région montagneuse à 700 mètres d’altitude. Malgré qu’elle soit coupée de tout horizon maritime, elle est considérée malgré tout comme une presqu’île de part et d’autre de ses rives fluviales. D’ailleurs, elle dispose d’un port fluvial sur les abords du Mékong.

Côté climat, cette localité bénéficie de saisons sèches et humides : très chaudes tout au long de l’année en général ; froides en décembre et janvier. Si vous comptez venir en Luang Prabang, il faudra cocher dans votre agenda le mois d’octobre à mars afin de profiter pleinement de la région. Mais les meilleurs spots demeurent le mois de mars et de novembre : un soleil doux et quelques pluies rafraichissantes. Autrement, on se retrouve avec de fortes précipitations et une forte chaleur. En moyenne, la ville compte une pluviométrie annuelle de 1 450 millimètres.

Comment s’y rendre ?

Pour se rendre à Luang Prabang, trois options subsistent :

· l’avion : le must serait d’arriver par la voie des airs depuis les grands pays d’Asie comme Bangkok, Singapour, Hanoi ou encore la Chine. Son aéroport se trouve à 4 kilomètres du centre-ville.

  • le bateau : depuis Vientiane, une croisière fluviale à travers le Mékong permet non seulement de jouir d’un réel confort de voyage mais également de profiter du paysage. Pour les petits budgets, il existe des embarcations plus modestes.

· le bus : Luang Prabang est accessible par voie routière depuis la capitale. Le trajet offre moins de confort et prend plus de temps (pas moins de 4 heures).

Comment y circuler ?

A Luang Prabang, rares sont les voitures qui empruntent la chaussée. De ce fait, les gens y voient un réel intérêt à profiter d’une balade à pied au milieu de la route. C’est fort plaisant et idéal pour flâner et admirer les environs.

Et pour ceux adeptes des véhicules à deux ou quatre roues, ils peuvent trancher et négocier pour :

  • le tuk tuk : pratique, sûr et rapide mais cher

· le taxi : confortable et rapide

· le vélo : parfait pour fureter ici et là à travers le centre-ville

Que faire ?

· se réveiller sous les gongs des bonzes des moines, résonnant à travers la ville pour la collecte des dons

· visiter maisons et temples rustiques de la vieille Luang Prabang

· se balader dans les rues de la ville à pied, en vélo ou en tuk tuk

  • escalader les 300 marches du mont Phousi pour savourer la superbe vue

· assister à la fête de l’eau « Pimai » à l’occasion du nouvel an laotien pour ceux de passage en mi-avril

· faire une petite baignade sous les chutes d’eau de Kuang Si ou sous la cascade de Tas Sae

· faire le bonheur des enfants avec un don de livres auprès de la bibliothèque du centre-ville

· s’essayer au métier d’agriculture bio et s’initier à la culture du riz auprès de la ferme Living Land Company

· découvrir les racines ethniques de la région au centre des arts traditionnels et de l’ethnologie de Luang Prabang

  • participer à divers ateliers: fabrication d’arbalète traditionnelle ou d’arc avec un expert de la chasse Hmong ; confection de flûte fait-maison ; initiation à la vinification ; apprentissage du tissage traditionnel lao de Ban Phanom ; travail de matériaux tendres et ferreux pour concevoir arme blanche et outil agricole ; sculpture sur bois sous l’égide d’un ex-artisan de la famille royale du pays

· s’imprégner de la vie lao avec une expérience gastronomique au sein d’une famille locale

  • participer à la cérémonie bouddhiste de l’aumône
  • visiter le sanctuaire des éléphants et sauter sur l’occasion pour faire un tour à dos de pachydermes

· s’aventurer dans les grottes de Nong Khiau et de Pak Ou (où des centaines de Bouddhas sont entreposés)

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