Wat Xieng Thong

Comment visiter Luang Prabang sans passer par ses splendides temples bouddhistes ? Si ces derniers servent de lieu de culte pour les pèlerins, ils représentent également une attraction phare pour le tourisme local. Cela dit, certains s’avèrent plus fréquentés que d’autres. Une popularité qui se justifie par leur vénusté inégalable et par leur captivante histoire.

Parmi ceux-ci se démarque le Wat Xieng Mouane. Il s’agit d’une des plus grandes pagodes de la ville. Elle force l’admiration de ses visiteurs grâce à la splendeur de ses fresques dorées, ses objets d’art exposés, ainsi que pour son ambiance calme et reposante. Que vous soyez un amateur de monastères bouddhistes ou non, un crochet du côté de celui-ci promet un réel émerveillement.

Quelques notes d’histoire

Le Wat Xieng Mouane demeure une pièce maîtresse de la belle collection de temples de la ville laotienne de Luang Prabang. Son nom signifie « monastère des sons joyeux »; on raconte que celui-ci aurait été créé en 1853 par Phagna Phimphisane. On dit aussi qu’à l’époque son sol était dallé de lames de cuivre. Mais la chose dont on est sûr est que sa salle d’ordination fut rajoutée à sa structure en 1879. Plus tard, certains de ses koutis (ou quartier des moines) ont été reconverti en classe d’art pour jeunes bonzes. L’établissement de ce lieu d’apprentissage résulte d’un programme de formation commandité par l’UNESCO et la Grèce . Ces derniers s’initiaient à la sculpture sur bois, à la peinture, au moulage de statue de Bouddha et à d’autres activités manuelles. Chacune de ces disciplines avait un lien étroit avec l’entretien et l’embellissement des pagodes de la ville. Cela dit, la révolution laotienne de 1975 marqua l’arrêt net de ces pratiques.

À la découverte d’un temple d’aujourd’hui

Nombreux sont ceux qui vous vanteront la magnificence du Wat Xieng Mouane. Cet émerveillement est notamment justifié par ses somptueuses fresques et ses peintures dorées, ses pochoirs, ses sculptures sur bois, ses statues bouddhistes de différentes tailles et ses dorures. En dehors de ces parures, on y trouve aussi diverses marqueteries de verre.

Il faut savoir que ce Wat rassemble plusieurs structures : sim, koutis ou dortoirs, salle d’exposition, sanctuaires, pavillons, et l’ancienne maison du Prince devenu un centre d’information touristique . Il s’agit d’un endroit paisible qui invite à la méditation.

Le bâtiment principal ou salle d’ordination (ou sim) se distingue par la complexité de son décor doré. Celui-ci fut conçu avec minutie et habileté. Les peintures sur ses murs dateraient du XVIe siècle. Elles dégagent une grande originalité et représentent des scènes de vie de Bouddha. C’est un passage obligatoire pour ceux qui viennent flâner dans l’enceinte.

Cet édifice sacré soutient son porche avec d’imposants piliers d’or. Les motifs muraux sur ses façades externes narrent une légende sur son créateur. Les mosaïques et les fresques de ses murs internes – au fond derrière l’autel – exposent le miracle de Savatti. Cette histoire-ci reprend un récit de la vie de Bouddha : ce vénérable seigneur sacré qui avait rencontré un prince incrédule. Choqué par le profond scepticisme de ce dernier, celui-ci reproduisit l’image du monarque dans le ciel afin de le convaincre d’ouvrir ses yeux et son esprit. Les háang thíen (porte-chandelle) de la salle sont parés d’un naga à chaque bout. Quant à son plafond, il est ornementé de ces mystiques serpents de rivière dorés.

Au sein de la salle d’exposition, vous pourrez admirer les chefs-d'œuvre d’art des jeunes apprentis moines d’antan. Et à part faire le tour du propriétaire, vous pourrez prendre un instant et vous asseoir pour regarder les moines s’adonner à leurs tâches et rituels quotidiens. Petite précision, le silence est de rigueur tout au long d’une visite.

Comment s’y rendre ?

Cet étonnant temple s’avère facile à trouver. Il est installé en plein centre de la ville de Luang Prabang. Il se situe dans le même canton que le Wat Xieng Thong ou « temple d’or de la ville », au sein du quartier du Palais Royal. Les deux Wats se dressent côte à côte. Le complexe est accessible par la rue Xotikhoumman.

Pour y aller, il y a l’option de la voiture, du vélo et du tuk-tuk. Par ailleurs, pour ceux qui souhaitent profiter du paysage de la ville, la marche à pied est tout indiquée. Il s’agit de l’alternative la plus prisée des voyageurs vu que les distances à parcourir sont assez courtes. C’est aussi la plus pratique si l’on souhaite découvrir dans la même foulée d’autres attractions : Wat Sene, Wat Xieng Thong, Mont Phousi, etc...

Tarif et horaire

Pour accéder à ce vaste monastère, il y a un coût d’entrée symbolique de 20 000 kips. Cet argent se destine habituellement à l’entretien des diverses structures du complexe.

Côté horaire, vous pouvez visiter chaque matin de 08h30 à 10h30 et l’après-midi de 13h30 à 16h00. En général, le tour des lieux s’effectue en une heure maximum.

Il est à noter que le moment de la journée où l’affluence est à son comble se situe entre 14h et 15h. Et les jours les plus fréquentés sont le jeudi, le samedi et le dimanche.

Bouddhisme
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