Pha That Luang

Pha That Luang

Pha That Luang

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Édifié en 1566 sous le roi Saysettathirath, le Pha That Luang est le monument le plus sacré du Laos. Pyramide dorée de 45 m, il domine l'est de Vientiane.

Le Pha That Luang domine l'est de Vientiane de sa silhouette pyramidale recouverte de feuilles d'or. Édifié en 1566 sous le roi Saysettathirath sur des fondations bien plus anciennes, ce stupa est considéré comme le monument le plus sacré du Laos. Son effigie figure sur les armoiries nationales et les billets de banque.

Pourquoi visiter le Pha That Luang ?

Le site condense à lui seul une grande partie de l'identité religieuse et politique laotienne. Sa structure quadrangulaire à trois niveaux symbolise l'ascension de la terre vers le ciel, doctrine centrale du bouddhisme theravāda pratiqué dans le pays. Recouvert d'environ 500 kg de feuilles d'or, l'édifice se distingue dans le paysage urbain de la capitale.

Au-delà de la dimension architecturale, le stupa reste un lieu de culte vivant. Les fidèles viennent y prier et y déposer des offrandes, et le monument sert chaque année de cadre au festival Boun That Luang, l'une des célébrations religieuses majeures du Laos.

Histoire du Pha That Luang

Des origines anciennes et débattues

Les premières fondations du site remonteraient à la civilisation khmère, à l'époque où le peuple Cham occupait la région de Vientiane. Vers 218 av. J.-C., deux moines et cinq érudits soutenus par le roi indien Ashoka auraient apporté à Vientiane des reliques bouddhistes — des fragments d'os pelvien attribués au Bouddha — enchâssés sur la colline Phou Luang.

En 236 av. J.-C., le seigneur Boulichanh, également connu sous le nom de Chanthaboury Phasitthisack, aurait fait édifier au-dessus de cette structure un stupa baptisé Pha Chedi Lokachulamany. Une autre hypothèse rattache l'obélisque d'origine à une construction Cham élevée entre le IXᵉ et le XIVᵉ siècle. Une statue datée entre 1181 et 1219, attribuée au souverain khmer Jayavarman VII, est conservée dans le cloître nord et alimente cette lecture.

L'édification de 1566

Vers 1560, le roi Saysettathirath transfère la capitale du royaume de Lan Xang à Vientiane. En 1566, il fait ériger le stupa tel qu'on le connaît aujourd'hui, voulant doter la nouvelle capitale d'un grand sanctuaire et d'un cadre digne pour un festival annuel destiné à renforcer l'unité du royaume.

Le sanctuaire est entouré de 30 petits stupas Palami de taille identique, chacun orné d'une plaque d'or gravée des ariyasat, les quatre nobles vérités du bouddhisme.

Pillages et restaurations successives

Le monument subit de lourds dommages lors des invasions siamoises du XVIIIᵉ siècle, puis en 1827, où il est pillé et incendié. Le roi Anouvong entame ensuite la reconstruction et fait édifier le cloître. En 1901, l'École française d'Extrême-Orient mène une première restauration, dont les modifications sont contestées par la population. Une intervention ultérieure s'appuiera sur les plans dressés par Louis Delaporte en 1866 pour rendre au stupa une silhouette plus fidèle à l'original.

Endommagé par un raid aérien thaïlandais durant la guerre d'indépendance, le monument est de nouveau restauré dans les années qui suivent. En 2010, l'esplanade est élargie de 7,67 à 12,75 hectares, ce qui entraîne le déplacement de 241 familles, et le temple Hor Thammasapha est créé. Les derniers travaux de réhabilitation se déroulent entre septembre 2016 et novembre 2017.

Que voir sur place ?

L'édifice principal présente une structure pyramidale quadrangulaire à trois niveaux, mesurant respectivement 69, 47 et 29 mètres de côté, pour une hauteur d'environ 45 mètres. L'enceinte qui l'entoure forme un carré de 85 mètres de côté. L'accès aux étages du stupa est interdit, mais la circumambulation au pied du monument permet d'en saisir les proportions.

  • Les 30 stupas secondaires Palami disposés autour du sanctuaire central

  • Le cloître, avec ses peintures et ses sculptures laotiennes et khmères

  • L'effigie en pierre de Jayavarman VII dans les jardins de Seysettha, près de l'entrée principale

  • Les autels au pied du stupa, où les fidèles déposent leurs offrandes

  • Le temple Hor Thammasapha, ajouté lors de l'extension de 2010

Quand venir ?

La visite est possible toute l'année. La saison sèche, de novembre à février, offre les conditions les plus agréables, avec un ciel dégagé qui met en valeur la dorure du stupa.

La période la plus marquante reste celle du festival Boun That Luang, à la première pleine lune du 11ᵉ mois lunaire (généralement en novembre). Les cérémonies religieuses s'étendent sur trois jours et trois nuits, dans le cadre d'une semaine de festivités. Les temps forts incluent la parade du « château de cire », un match de tikki (hockey traditionnel laotien), des aumônes aux moines et, le dernier soir, une marche de circumambulation autour du stupa à la lueur des bougies.

Informations pratiques

  • Ouverture : tous les jours sauf le lundi, en matinée et en début d'après-midi (vérifier sur place les horaires en cours)

  • Tarif d'entrée : modique, à régler en kips à l'arrivée

  • Tenue correcte exigée : épaules et genoux couverts

  • Durée de visite : comptez 1 h à 1 h 30 pour faire le tour du site

  • Photographie autorisée dans l'enceinte

Comment s'y rendre ?

Le Pha That Luang se situe à environ 4 km au nord-est du centre de Vientiane, dans le domaine de Ban Nongbone, et à 2 km du Patuxai. Le tuk-tuk reste le mode de transport le plus pratique depuis le centre. Beaucoup de visiteurs combinent la visite avec celle du Patuxai, sur la même course aller-retour. Le vélo est également une option lorsque la chaleur le permet.

À voir dans les environs

Le quartier se prête à une demi-journée d'exploration en associant plusieurs sites :

  • Le Patuxai, arc de triomphe laotien situé sur l'avenue Lane Xang

  • La boutique-atelier Mai Savanh Lao, dédiée à l'artisanat équitable

  • Les temples du centre historique de Vientiane

Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Oui. La structure est habillée d'environ 500 kg de feuilles d'or, refixées et entretenues lors des campagnes de restauration successives, dont la dernière s'est achevée en 2017.

Non. Les trois niveaux de la pyramide ne sont pas accessibles au public. La visite consiste à parcourir l'enceinte, le cloître et les jardins, et à effectuer la circumambulation au pied du monument.

La saison sèche, de novembre à février, est la plus confortable. Pour vivre le site dans son contexte religieux le plus intense, visez le festival Boun That Luang, à la première pleine lune de novembre.

Comptez 1 h à 1 h 30 sur place, davantage si vous combinez la visite avec celle du Patuxai ou si vous assistez à une cérémonie.

Le site reste un lieu de culte. Une tenue couvrant les épaules et les genoux est attendue, et il est d'usage de se déchausser avant d'entrer dans les pavillons.

Préparer votre voyage

Le Pha That Luang s'inscrit naturellement dans un itinéraire mêlant Vientiane, Luang Prabang et la campagne laotienne. Pour construire un séjour cohérent et bien rythmé, consultez nos suggestions de voyage au Laos.

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