Vientiane

Vientiane a longtemps été boudée par les touristes pour son patrimoine moins riche que celui de LuangPrabang. Pourtant cette capitale laotienne vaut un petit détour d’un ou deux jours pour son ambiance certes provinciale et calme mais aussi pour ses quelques monuments historiques et religieux. Marqué par une architecture tantôt française tantôt soviétique, son centre-ville reste un point d’arrêt de charme. Une halte parfaite pour ceux las des brouhahas des grandes cités et ceux souhaitant profiter des méandres du Mékong.

Histoire

A l’origine, Vientiane – traduit littéralement « Port de la lune » – provient du nom « Vienkham » qui signifie « porte ou mur d’or ». Un prétendant roi du Laos souhaitait assiéger la ville mais les remparts de la cité, faits d’importantes piques de bambou, l’empêchèrent d’attaquer de front. Pour se frayer un chemin, il ordonna à ses archers d’enduire leurs flèches d’or et de tirer vers les barrières de bambou durant trois jours. Après le retrait des troupes, les habitants sortirent de l’enceinte de la forteresse pour aller cueillir l’or. Mais leur avidité les mena à leur perte : le piège se referma sur eux et la ville tomba sous le joug de son nouveau roi. Il la baptisa alors « Vienkham ».

Vientiane vit officiellement le jour en 1560 après que le roi Setthathirath lui attribua le statut de capitale du Royaume de Lan Xang.

Par la suite, la ville fut témoin de nombreuses confrontations et assauts ennemis. Entre 1570 et 1574, elle connut sa première attaque Birmane. En 1707, elle devint une cité indépendante en tant queRoyaume de Vientiane après la chute duRoyaume de Lan Xang. Suite au secondpillage des Birmans en 1774, le général PhrayaChakri (Rama Ier)fit de la ville une dépendance siamoise.

C’est en 1899 que la région transite sous le protectorat français du Laos en en devenant la capitale. Néanmoins, les premières empreintes de la civilisation française remontent plus tôt, en 1867. Des explorateurs étaient venus reconstruire et occuper la ville à cette époque. Des maisons de maître et bâtiments à architecture coloniale émergèrent sauf que l’envergure des travaux fut moindre par rapport aux grandes cités de l’ Indochine française.

Ce n’est que vers les années 2000 qu’un fulgurant essor fut observé au niveau de cette contrée du Laos. Un développement ayant pris racine avec le 10e sommet de l’ASEAN (Association des Nations de l’Asie du Sud-Est) du novembre 2004, avec les25e jeux d’Asie du Sud-Est du décembre 2009, et avec les festivités de son 450e anniversaire du novembre 2010.

Le Vientiane d’aujourd’hui

En flânant dans les ruelles de la ville, on retrouve tantôt les traits de l’Indochine française tantôt celles de l’influence socialiste russe. En effet quelques maisons, villas, et bâtiments s’y dressent sous le style colonial de la métropole française, comme le cas de l’Eglise du Sacré-Cœur. Vientiane, c’est aussi des bâtisses sous inspiration soviétique comme le cas de Nam Phu. Et dans ce méli-mélo franco-russe, des édifices à facture « internationale » y sont implantés ici et là, à ne citer que le Don Chan Palace.

La magie de la ville passe également par ses nombreux monuments. LePatuxai avec son Paris version Laos, cet « arc de triomphe » renvoie à l’image de celui des Champs-Élysées tant les similitudes sont frappantes. Autres monuments à voir : le stûpa noir ou le That Dam ; et l’imposante statue du roi Anouvong.

A Vientiane, chaque quartier dispose de son propre temple : Vat Ong Theu, Vat In Peng, Vat Mixai, et Vat Phia Vat avec son grand Bouddha. Mais parmi les plus majestueux, on cite :

  • le grand Pha That Luang ou le grand Stupa doré : incontournable, ce temple recouvert d’or est le symbole de la foi bouddhiste ainsi que de la souveraineté nationale.
  • le vénéré Vat Si Muang : censé habiter l’esprit protecteur de la ville et apporter chance aux prieurs, ce monastère est le lieu de la célébration du festival annuel Boun That Luang chaque novembre.
  • le Vat Sisakhet sur l’avenue Setthathirat : 10 000 bouddhas y sont conservés et dont un, selon la légende, exauce tous les vœux.
  • le Vat PhraKaeo : pagode reconstruite en 1936, elle se démarque pour ses nombreux objets d’arts religieux bouddhistes.

Et pour ceux qui veulent du culturel, deux directions : le musée national du Laos retraçant l’histoire du pays ; et le musée Kaysone Phom vihane dédié au second président laotien.

La capitale du Laos se définit également par son marché du matin ou le Talat Sao et son marché du soir sur les rives du Mékong. Le Talat Sao demeure un agréable bazar où on trouve de tout : textiles, bijoux, outillages, télévision, informatique, nourritures, etc. C’est l’idéal pour se créer et pour dénicher des souvenirs.

Climat

Sise sur la rive gauche le fleuve de Mékong, Vientiane est une petite ville pas plus grande que Toulouse. Dotée d’un climat tropical, elle est sujette à beaucoup de précipitations en saison estivale. Ce qui fait qu’entre le mois de juin et septembre, il vaut mieux éviter la région. Les meilleures périodes avec peu de pluie et beaucoup de soleil se situent entre le mois de novembre et février.

La capitale enregistre en moyenne une température annuelle de 25.4°C et des précipitations de 1622mm.

Comment s’y rendre ?

De la France, il n’existe qu’un seul moyen pour atteindre le cœur du Laos : l’avion. Néanmoins, les itinéraires des compagnies aériennes peuvent varier : avec Thaï Airlines, Malaysia Airlines, Finn Air, etc. Toutes font escale dans les pays et villes jouxtant le Laos (Bangkok, Kuala Lumpur, etc.) avant de desservir l’ aéroport international de Wattay. Mais aucune n’effectue de vols directs depuis la métropole française.

Petite astuce : économisez des sous en ne prenant qu’un vol simple à direction de Bangkok. Ensuite, achetez un ticket pour Vientiane une fois sur place. Cette alternative s’avère moins chère qu’un vol régulier en provenance de Paris.

Aussi, le bus est un moyen pratique et rapide pour arriver à la capitale depuis les autres pays d’Asie. En partance de Bangkok, on peut y accéder par voie terrestre de diverses manières : VIP bus, train, et minibus.

Comment y circuler ?

D’un monument ou d’un temple à un autre, cela se fait de différentes manières :

  • à vélo:

Ce véhicule deux roues est la solution parfaite pour flâner dans la capitale, surtout qu’à Vientiane la circulation est peu dense.

  • Sur scooter ou à moto :

La location de moto ou de scooter y est étonnamment peu onéreuse : idéale pour se faufiler entre les ruelles et se déplacer rapidement. Il faut juste faire attention aux fougueux conducteurs locaux.

  • à pied:

Le meilleur moyen pour profiter de la ville reste les promenades à pied. Et vu la petitesse de la région, les distances à couvrir sont relativement courtes. Pensez tout de même à amener un parapluie et une bouteille d’eau pour vous protéger du soleil.

  • En voiture:

Certes, l’auto est la solution la plus coûteuse mais elle est appréciable pour sa commodité et son confort. En prendre une avec chauffeur est conseillé, d’autant plus si celui-ci connaît bien les alentours.

  • en tuk-tuk:

Pour de l’authenticité, pas la peine de chercher loin sauf qu’il faut savoir bien marchander. Les tarifs proposés sont parfois d’une déconcertante exubérance. Sinon, il suffit d’opter pour moins cher : le tuk-tuk collectif ou jumbo.

  • en bus:

Le bus est le transport le moins cher et le plus rapide pour couvrir de grande distance comme les 20 km entre le centre et Bouddha park. A prendre en bord de route ou en station.

Conseils d’avant-visite

Profiter de certains monuments de Vientiane nécessite certaines préparations. Pour ce qui est de visiter Pha That Luang, les femmes doivent se vêtir d’un pantalon ou d’une jupe longue, avec les épaules couvertes.

Et pour les friands de balades nocturnes le long du fleuve Mékong, il faut savoir que les autorités Laos les prohibent. Il existe un couvre-feu à respecter.

Et dernier conseil et non le moindre, faites attention aux pickpockets et aux arnaqueurs. Malgré son côté tranquille, Vientiane en compte malheureusement quelques-uns.

Que faire ?

  • visiter le Patouxai et depuis son sommet, admirer le magnifique panorama sur la ville

· à 20 kilomètres du centre, découvrir les étranges statuettes du Bouddha Park ou « Vat Xieng Khouane » tout en se délectant de la vue sur le pont de l’Amitié Thaïlande-Laos

  • faire un raid des temples bouddhistes de Vientiane
  • voir de ses propres yeux le sanctuaire d’or Pha That Luang et peut-être, assister à la célébration du That Luang en novembre

· visiter le musée du COPE (Cooperative Orthotic and Prosthetic Enterprise) exposant les dégâts de la guerre du Vietnam

  • le matin dévaliser les boutiques du Talat Sao, le soir faire son marché d’objets artisanaux sur les rives du Mékong

· au coucher du soleil, déguster grillades et Beerlao au bord du fleuve Mékong

· tenter l’expérience gastronomique laotienne (épicée ou pas) avec le tom yam, ses grillades, ses nems, etc.

· se déconnecter un moment de l’ambiance paisible de Vientiane avec un petit apéro au bord du fleuve, ou une sortie en discothèque en centre-ville (Novotel, le Lucky Music, etc.)

  • faire un saut du côté du parc Chao Anouvong
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