Paksane

Voyager au Laos mène souvent à se rendre compte que quelques-unes de ses cités et bourgades laissent les routards de marbre. C’est le cas de Paksane : typique ville étape avec sa rue principale gorgée de restaurants et de quelques magasins. Beaucoup de touristes de passage trouvent davantage de contentement auprès de ses sites environnants qu’en son centre-ville. Se situant sur la route nationale 13 entre Vientiane et le Vietnam, elle offre certes quelques animations urbaines qui interpellent au niveau de son marché. Néanmoins, ses alentours sont imputés d’une plus grande valeur écotouristique.

Histoire

Cette ville possède un passé long et cahoteux. C’est vers la fin du XIXe siècle que remonte sa création. La région dans laquelle elle était circonscrite fut ensuite victime de dépeuplements successifs. Les multiples invasions des pays voisins du Laos lui privèrent progressivement de ses habitants.

En 1834, les Annamites vinrent et plongèrent la contrée dans une grande insécurité. En 1836, ce fut au tour des troupes siamoises d’y imposer leur domination. Vers 1865, les « Hos » ou « pavillons rouges » de la Chine y ont été un des grands déporteurs de population.

1876 fut l’année à laquellele roi siamois Rama V instigua la mise en place du « Muong Borikhane » avec les survivants de l’invasion Ho de 1874. En 1885, les Français débarquèrent au Vietnam. Dès lors, ils objectèrent la suzeraineté siamoise au Laos. Ces anciens envahisseurs Thaïlandais durent ainsi quitter la rive gauche du Mékong et abandonner leur vigie à l’embouchure de la rivière Nam Sane.

Les missionnaires de Paris, arrivés en 1890, ont remis d’aplomb Paksane et y bâtirent une église. En 1937, celle-ci comptait environ un millier de résidents. La même année, la province de Vientiane fut scindée en deux. Une de ces deux provinces fut baptisée « Koueng Borikhane » avec comme capitale « Paksane ». En 1980, ce canton fut renommée « Borikhamxay ».

Aujourd’hui

Cette ville provinciale compte actuellement 30 000 individus répartis en 35 tribus à niveau de 3 groupes ethniques du Laos. Lao Tai, Khmu, Hmong ou autres ; chacun d’entre eux ont leur propre rythme de vie, leurs mœurs et leurs artisanats. Il n’y a rien de plus dépaysant que de venir dans leur village et de partir à la rencontre de leurs jeunes enfants et l’ensemble de leurs habitants.

La région dans laquelle cette cité est localisée abrite l’un des plus éminents parcs de biodiversité et l’une des plus importantes zones de production de tabac, d’orange et de canne à sucre du pays.Il s’agit également d’un coin où le commerce du bois et l’extraction d’or sont monnaie courante.

Lieu calme et reposant, son paysage urbain est agrémenté de charmantes villas, d’une poignée de maisons d’hôte, de restaurants et d’une rue nantie de quelques pick-up et 4x4 neufs, ainsi que d’une station de bus. En prenant la peine de s’y promener, on ne peut que s’exalter de constater les dissimilitudes entre les villes du Laos.

Parmi le peu d’activités à pratiquer en son centre-ville, se promener du côté de son marché de jour et celui de nuit (ouvert à 17h) est à faire. Écureuils, porcs épics et chauve-souris y sont proposés à la vente.

À part cela, peu de choses à voir. Il vaut mieux lever le pied pour partir à la découverte de ses environs. Ceux qui auront le temps iront visiter les quelquesvestiges culturels et historiques autour de la localité (village de Tha Bak avec ses insolites bateaux-bombes ; la bourgade de Ban Na avec ses éléphants sauvages et ses remarquables produits artisanaux ; les temples de Wat Prabath, de Wat Dan Soung et de Phonsane ; les grottes de PhaMuang, de Ban Poung et de Ban Thabok, etc.).

Les amoureux de la nature pourront se délecter des sublimes paysages naturels des cascades environnantes (Tat Wang Fong, TadXang, Tad Nam Pa et de Tat Namsanam) et celles de la zone protégée de PhouKhaoKhouay (TadLeuk et TadXay).

Nam Kading NBCA

La zone protégée de Nam Kading NBCA (national biodiversity conservation area) est un incontournable pour une virée à Paksane. Celle-ci se trouve à 40 km au sud-est de la ville. D’une rare beauté, elle s’avère l’une des réserves naturelles les plus grandes de la province de Borikhamxay . Elle s’étend sur 1740 km² et se positionne parallèlement au Mékong. Épargnée par la civilisation moderne, il n’y a ni route ni circuit pour randonneurs en son enceinte. Une chaîne de montagnes la couronne sur toute sa longueur avec comme point culminant les 1588 mètres du mont Pha Pet.

Au-delà du mont situé à la limite de la zone s’écoule tranquillement le delta de la rivière Nam Kading : lieu de convergence des rivières Nam Theun et Nam Mouan. Celle-ci parcourt les montagnes alentours pour se jeter dans le Mékong au village de Pakkading.

Vers Pakkading et ses villages de pêcheurs

Faire cap vers cette petite cité laotienne réserve quelques surprises aux routards. En route se dressent quelques curiosités locales dont le convivial marché de poissons frais et secs où l’on vend des plats typiquement laotiens, quelques bons restaurants de poisson, et le pont russe avec son mythique serpent d’eau en contrebas. En dépassant lefleuve de Thabok et Pakkading, plusieurs villages de pêcheurs apparaissent petit à petit le long de la route. Chaque maison de chaque bourg dispose d’un étal installé à l’avant où divers aliments à base de poisson sont commercialisés.

Climat et géographie

Paksane dite aussi Paksan, Pakxan et Pakxanh constitue le chef-lieu de la province de Borikhamxay. Elle se trouve en confluence de la rivière Nam Sane et dufleuve Mékong. Voisine de la cité thaïlandaise Bueng Kan, elle possède un petit aéroport et est traversée par la route nationale 13 et la route 4B. Elle est nichée au centre du Laos et est gratifiée de hautes montagnes karstiques à parois très abruptes et de quelques vallées. Aussi, elle est délimitée au sud-est par une cordillère, la séparant ainsi du Vietnam. Et à l’Ouest, le Mékong lui sert de frontière avec la Thaïlande .

La meilleure période pour explorer la région demeure la saison sèche : d’octobre à mars. Les pluies y sont moins abondantes qu’en hiver. Durant la saison pluvieuse, bon nombre des sites attrayants deviennent difficiles voire impossibles d’accès. La température moyenne tout au long de l’année est de 27.9°C.

Comment s’y rendre ?

Comme Paksane est située sur l’autoroute 13, il est possible d’y parvenir en prenant un bus depuis Vientiane ou depuis Paksé. On peut aussi opter pour les bus passant par la frontière Cau Treo à destination du Vietnam. Ces derniers y font escale. Autrement, les routards peuvent aller et venir en Thaïlande depuis cette cité endormie. Sauf que cette solution est peu appréciée des voyageurs.

Le point d’arrivée des bus est sis devant le marché. Pour les petites destinations, un terminal est disponible près du marché.

Comment circuler ?

En dehors des promenades à pied, seuls les tuk-tuks permettent de circuler en ville. Ceci dit, ce moyen de locomotion y est assez rare. Ils stationnent uniquement à la station de bus, au marché et au service frontalier.

Que faire ?

· se dégourdir les jambes avec une randonnée dans le parc national de PhouKhao Kuai et de la NBCA de Nam Kading

  • prendre connaissance des corps de métier ainsi que des traditions des villages de minorité aux alentours

· trainasser dans son marché pour y goûter la cuisine locale et y découvrir les produits artisanaux des tribus environnantes

  • se balader en bateau sur la rivière Nam Sane et la rivière Nam Kading
Ville
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