Houei Sai

La majorité des voyageurs voient en la ville de Houei Sai une simple escale vers les destinations touristiques les plus populaires du Laos. Pourtant, celle-ci a bien plus d’intérêt que son débarcadère ou ses gares routières. Elle tire certains de ses attraits par sa proximité avec le grand fleuve Mékong. Mais ses plus grandes richesses demeurent ses traditions ethniques et laotiennes, ses curieux villages et son ambiance décontractée.

Aujourd’hui

On juge souvent Houei Sai comme une ville étape trop calme et trop petite. Or c’est cette petitesse et cette tranquillité qui servent de pierres angulaires à ses atouts et à son charme.

Parfait lieu de repos, elle laisse place à la délectation et à la détente. Siroter une Beerlao au bord du Mékong y est une option des plus alléchantes. Et partir à la découverte du mode de vie de ses résidents procure dépaysement et choc culturel.

Partir à la conquête de cette ville, c’estvisiter ses rustiques villages, et les alentours du Fort Carnot. C’est également comprendre l’importance du bouddhisme dans le passé et le quotidien du Laos à travers ses majestueux temples. Et enfin, c’est voir de ses propres yeux sa nature sauvage, grandiose et indomptable.

Le Fort Carnot

En haut de sa colline, le français Fort Carnot surplombe la ville. Cette ancienne forteresse militaire vit le jour vers les années 1900 : l’époque à laquelle le Laos rejoignait l’ Indochine française. Une poignée d’officiers de France et trois dizaines de soldats lao et vietnamiens y ont été postés. Suite à l’ obtention de l’indépendance du Laos en 1954, l’armée royale lao et l’armée du Laos prirent possession des lieux.

Bien que ce bâtiment soit considéré comme l’un des vestiges militaires les mieux conservés au Laos, beaucoup de ses infrastructures se sont effondrées. Ses murs et ses sols sont truffés d’arbres séculaires. Il est actuellement en état de ruine malgré quelques actions de restauration en 2011. À part son côté archaïque et ses histoires de fantômes, le fort a peu d’attrait. On peut néanmoins y apprécier le plaisir de la grimpe et l’ époustouflant panorama sur Houei Sai, le fleuve Mékong et une partie de la Thaïlande.

Ses villages atypiques

De nombreuses bourgades bucoliques méritent un petit détour dans la ville de Houei Sai. Certaines d’entre elles ne sont accessibles qu’en songthaew et préconisent une avant-visite auprès du phuunyai baan ou chef du village.

Ban Nam Cham ou le village des Lanten

Unique village ethnique des Lanten à Bokèo, Ban Nam Cham est un lieu où les travaux artisanaux sur le coton sont prépondérants (tissage, broderie et colorationtextile naturelle).Des produits faits à la main y sont vendus : vestes traditionnelles pour femme, costumes Lanten, etc.

Ban Nam Sang

À moins de 20 kilomètres du centre-ville se tapit l’ authentique village de Ban Nam Sang. Cette mystérieuse localité abrite la rare ethnie des Lao Huay. Les traditions lao s’y présentent sous leur forme la plus pure. Une visite dans cette partie du Laos prohibe donc l’apport de cadeaux et autres objets issus d’une civilisation externe à la leur.

Ban KhaoPun

Ce petit bourg se démarque pour sa production de vermicelle riz ou « kanomjeen ». Une des concoctions locales à essayer : un plat à base de kanomjeen agrémenté de phlaraa (sauce de poisson fermentée). Expérience gastronomique garantie !

Ban Tom Lao

Célèbre pour ses rizières et ses alcools faits maisons, Ban Tom Lao signifie « alcool qui vient de Tom Lao ». Sa fameuse gnôle locale est très appréciée mais s’avère illégale dans de nombreux pays. En général, ce bourg producteur d’eau-de-vie propose en moyenne des breuvages de 40 % de fermentation : Sa Tor, Kasae, etc.

Ban Yong Hin

Des maisons mobiles en bois y pullulent. Ces étranges cases sont le fruit de l’ingéniosité des Tai Lue, une population ethnique du Laos. Ils bâtissent leurs paillottes en en fixant les pieux sur la pierre. Ce système offre ainsi un rempart aux termites et à l’humidité.

Ban Nam Keung Kao

Ce petit coin reculé de Houei Sai n’est accessible qu’en bateau. Les Autochtones ne parlent ni anglais ni français. Un tour dans ce village nécessitera donc les services d’un traducteur. Principalement, on y fait un saut pour accéder aux chutes de Nam Yong qui se jettent de 20 mètres de haut.

Le temple de Wat Chom Khao Manirat

Cette charmante pagode est nichée en haut d’une colline pittoresque en plein centre de Houei Sai. Elle se situe à une poignée de minutes du débarcadère de ferry. Ce qu’on y trouve : une vue imprenable sur le grand fleuve du Laos et le coucher de soleil, de fascinantes peintures aux couleurs vives, une stèle-maison (don d’un ancien prince de Chiang Kong en 1458), et quelques singes.Ce lieu sacré arbore un design antique avec des bâtiments en teck et une architecture Shan.

La chute d’eau Nam Nyon

Cette cascade est basée à 27 kilomètres au nord de Houei Sai. Pour s’y rendre, on passe par le village de Ban Nam Nyon Mai, par levillage du clan Pana et par les ponts suspendus en bois. Du haut de ses 6 à 7 mètres de haut, elle se jette avec véhémence dans un lac frais et limpide. Ce que l’on peut y faire : savourer la vue, nager dans cette piscine naturelle, se poser dans une hutte à proximité, organiser un pique-nique aux alentours.

Tourisme et bienfaisance

Une des particularités du tourisme à Houei Sai est la possibilité d’apparier backpacking et geste charitable à travers :

  • le bureau de The Gibbon Experience : celui-ci propose aux routards un projet de conservation des forêts locales. Il collecte des fonds nécessaires à leurs actions en encourageant les voyageurs à visiter la réserve naturelle de Bokeo (incluant un hébergement au sommet d’arbres géants accessible via un câble).
  • le bureau de New Challenge Discovery : cette association organise des excursions (kayaking, la randonnée, le cyclisme, le trekking, etc.) à travers la province de Bokèo. Des frais de participation sont destinés à aider les enfants des campagnes d’Houei Sai.
  • le village de Daauw : lieu où on peut conjuguer trip et volontariat au profit des Lao des montagnes.

Climat et géographie

Cette paisible et rustique localité se situe en face de la petitebourgade Chiang Khong et constitue une partie de la frontière de la Thaïlande. Elle est implantée sur les rives de l’imposant Mékong. Capitale de la province de Bokèo, on lui connaît différentes appellations : HouayXai, Houeo Sai, Houayxay.

Son plan urbain intègre le quatrième pont de l’amitié Thai-Lao (fonctionnel depuis décembre 2013), et une partie de la route asiatique 3 (reliant la province nord de Yunnan en Chine et la province sud de Chiang Rai en Thaïlande).

En ce qui concerne la meilleure saison pour la visiter, il vaut mieux venir entre le mois d’octobre et avril car peu de pluies se profilent à l’horizon.

Comment s’y rendre ?

Par avion

Cette ville possède un aéroport domestique assurant des liaisons régulières avec Vientiane le mardi, le jeudi et le samedi.

Par bateau

Depuis le fleuve Mékong, on atteint cette belle bourgade de diverses manières :

  • En bateau lent

Généralement, ce type de transport est plus approprié pour quitter la ville. De Houei Sai à Pak Tha, deux heures de navigation en aval suffisent. C’est l’idéal pour apercevoir les pêcheurs s’atteler à la tâche, et admirer la beauté de la végétation luxuriante environnante.

  • En bac

Depuis la ville de Chiang Khong, la solution du bac est la moins onéreuse. Il faut juste arranger son emploi du temps pour accoster avant 18 heures afin d’obtenir de suite son VISA à l’arrivée.

  • En hors-bord
  • En croisière de luxe

Par la route

  • En bus

La liaison Luang Namtha-Houei Sai s’effectue en 6 heures maximum. Les bus s’arrêtent soit à la gare de Keo Champsa soit à la gare de Pet Aloun. Il existe également une liaison Chiang Rai-Houei Sai programmée quatre fois par jour.

  • En location de voiture

Depuis Vientiane, la route à emprunter pour arriver à bon port est la route « hantée ».

Comment circuler ?

A pied

Sur de courtes distances, se promenerà pied autour de la ville permet d’échanger avec la population locale et de s’imprégner de l’authentique culture laotienne.

A vélo

Au Little hostel, on peut louer des vélos soit pour quelques heures soit pour une journée entière.

En tuk-tuk

Ce moyen de locomotion est le plus pratique pour atteindre les coins reculés de Houei Sai (villages, cascade d’eau de Nam Nyon, etc.).

Infos pratiques

  • Passage frontalier et VISA

Le bureau d’immigration est établi au sud de la ville, à 10 kilomètres. C’est l’entité en charge de l’ émission des VISA d’arrivée de 30 jours. L’obtenir exige le déboursement de 35 dollars ou euros selon la nationalité. Des frais supplémentaires de 1 dollar ou plus peuvent s’appliquer selon les circonstances (demande déposée en weekend, passeport sans photo, arrivée après 16 heures).

  • Passage sur le pont de l’amitié

Les points de contrôle du pont sont installés à 10 kilomètres au sud de Houei Sai et à 9 kilomètres au sud de Chiang Khong. Plusieurs tuk-tuk y sont stationnées et assurent la liaison avec le centre-ville. La traversée de l’aqueduc se fait en bus (20 bahts en temps normal, 40 bahts le weekend et après 16 heures). Les vélos sont interdits de passage. Pour traverser, les cyclistes avec leur deux-roues doivent monter dans un bus et payer la somme de 100 bahts.

  • Change de monnaie

À proximité du bureau de l’immigration, une petite banque octroie des services de change pour chèques de voyage et liquidités. Aussi, certaines maisons d’hôtes et restaurants échangent bahts, kips et dollars américains avec un taux raisonnable. On trouve également quelques distributeurs automatiques de billets le long de la rue principale avec un retrait plafonné à 1 000 000 de kip.

  • Sécurité

Attention aux petites arnaques des locaux ! À la frontière de Houei Sai, de véreux agents de tourisme proposent aux étrangers un service complet de prise en main : du formulaire de VISA, de la réservation de bateau et d’hôtel à Pakbeng. Quiconque adhère à cette offre devra s’acquitter de dépenses exorbitantes pour des services non conformes à ce qui a été convenu dès le départ.

À Pakbeng, une autre filouterie consiste à leurrer les voyageurs sur l’heure de départ des péniches : 11 heures au lieu de 9 heures du matin. Les retardataires victimes de l’entourloupe auront à payer cher pour monter dans un bateau à direction de Houei Sai : 200 000 kips par personne.

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