Paksong

Paksong est une des localités laotiennes dotéesd’une réputation international**e.** Ce lieu de charme est considéré comme la capitale du café au Laos. On se laisse séduire par les envoûtants arômes et le goût authentique d’une tasse bien corsée ou délicatement fruitée. On se plaît à dégusterle meilleur café bio d u pays, voire du monde. C’est un passage obligé lorsqu’on part se promener du côté du plateau des Bolovens et de ses fameuses plantations.

Histoire

Il y a peu de données claires concernant l’histoire de ce village Laotien. On est néanmoins sûr que la culture du café arabica y a été introduite durant le colonialisme français. Une initiative qui lui a valu prospérité et renommée puisque jusqu’à maintenant, les plantations se portent bien. La fertilité de son sol volcanique, la haute altitude et le climat régulier de la région sont d’autant de facteurs favorisant l’épanouissement des pousses et des fèves.

On sait aussi que durant la guerre du Vietnam, plusieurs minorités ethniques y ont migré. Celles-ci fuyaient les bombardements des Etats-Unis sur la piste Hô Chi Minh**.** Plus tard, la région reçue une averse de bombes tout au long de la seconde guerre d’Indochine. Ce qui fait qu’une partie de son paysage urbain n’est que ruine et ce encore actuellement.

Aujourd’hui

Certes, Paksong est un centre de culture de café connu internationalement. Cependant, cette importante réputation n’a pas impacté le train de vie des locaux. Ces derniers vivent et travaillent loin du tohu-bohu de la civilisation moderne. Un « Laos traditionne l » reste bien palpable : que ce soit dans le village ou bien dans les villages alentours. Ceux qui véhiculent principalement ces mœurs demeurent les communautés de Laven, de Katu, de Ngaï, de Tahoy et d’Alak. Celui des Katu présente un réel intérêt culturel pour ses maisons de palme et de chaume. Ces gîtes sont disposés en cercle autour d’une hutte perchée. Cette dernière sert de chambre nuptiale à ses habitants. En visitant ce hameau, on comprend que ces derniers sont de fervents pratiquants de sacrifices d’animaux en l’honneur de l’esprit de leur village.

En route vers Paksong

Une des choses les plus exaltantes de Paksong est le trajet qui y mène. Le paysage qui se dévoile progressivement est d’une rare beauté : d’impressionnantes plantations où de charmants cultivateurs s’activent, une campagne animée par des camions, des autobus et des mobylettes, des routes parées de petites bourgades, des étals de bananes, de produits artisanaux, d’ananas et de cascades, entres autres.

Un bourg enchanteur

Même si celui-ci a quelque peu perdu de son charme à cause des bombardements d’antan, il possède encore certains endroits intéressants, comme par exemple : son marché local. Celui-ci se trouve à gauche de la grande place et est établi sur une vaste surface. Ce que l’on y déniche : des produits alimentaires (légumes, poulet, poisson); des plats typiquement laotiens (nouilles, bol de légumes, etc...) et une ambiance conviviale et sympathique.

Café et notoriété

Le café est le premier produit agricole de la région destiné à l’export . La qualité de ses moutures est incomparable : bio, corsées et savoureuses. Ce n’est pas sans raison que ce hameau a été baptisé le berceau du meilleur café du Laos.

La production de ces brunes graines alimente l’économie et les familles locales. La majorité des ménages travaillent dans les fermes biologiques et dans diverses plantations. En plus des délicieuses senteurs qui emplissent l’air, la période des récoltes captive pour la magnifique vue sur ses nuées de baies rouges et son arabica séchant au soleil. Pour ceux qui veulent savoir, la saison de l’arabica à Paksong est située entre novembre et décembre et celle du robusta entre la dernière semaine de janvier et tout le mois de février.

Sur place, quelques coopératives et échoppes en font la promotion. Le torréfacteur JHAI Coffe House se présente comme un philanthrope se ravitaillant auprès de la JHAI Coffe Farmer et réinvestissant ses bénéfices dans des projets d’améliorations d’hygiène et de distribution d’eau potable dans le secteur. Cette boutique séduit également pour ses exquises boissons caféinées. Il y a aussi le Won Coffee. On y déguste la quintessence d’une tasse bio et d’un délectable kopiluwak .

Cascades et plateau des Bolovens

Puisque Paksong est considérée comme la porte d’entrée vers le plateau des Bolovens, il est donc normal de faire un tour dans cette verdoyante zone. Au cœur de sa végétation humide, fraîche et luxuriante se cachent ses majestueuses chutes d’eau :

  • la grande cascade de Tat E-Tu avec ses escaliers et ses 40 mètres de hauteur
  • les célèbres ruisseaux jumeaux de Tat Fa n avec leur spectaculaire déversement de plus de 120 mètres
  • la cascatelle de Tat Cham Pee et son cadre paradisiaque
  • la Tat Yuang à voir d’en haut et d’en bas
  • la lointaine et prodigieuse Tat Katamtok avec ses 160 mètres de haut

Parc national de Dong Hua Sao

Au sud de Paksong est niché le Dong Hua Sao NP**A** (National Parc Area). Cette aire s’étend sur 1100 km² et englobe de vastes jungles vierges. C’est l’idéal pour partir à l’aventure, en trekking ou randonnée. On peut y observer des singes, des calaos, des papillons et d’autres espèces fauniques rarissimes.

Climat et géographie

Sur la carte du monde, ce village est situé dans la partie sud du Laos. C’est le chef-lieu du district du même nom. Il se trouve dans la circonscription du plateau des Bolovens et dans la province de Champassak. Sur la route, il est localisé à une heure de Paksé, à trois heures des 4000 îles et à quatre heures de la ville thaïlandaise Ubon Ratchatani. Aussi, il est situé à 505 km de Vientiane et est perché à 1300 mètres d’altitude.

La zone dans laquelle ce bourg est lové, est plongée dans un microclimat où les températures sont nettement plus basses que dans les autres villages du plateau. À partir d’octobre, on a la saison sèche (hiver) où les pluies se font rares et les nuits sont froides (18°C). De même qu’en décembre et janvier, le thermomètre descend à 10°C, voire 0°C la nuit. En été, surtout en avril, les températures peuvent atteindre les 30°C. Les précipitations annuelles sont plus conséquentes par rapport aux autres régions du Laos.

Comment s’y rendre ?

Il n’y a qu’un seul moyen d’atteindre la bourgade de Paksong : la voie terrestre. La route y menant est parfaitement praticable. De Paksé, le trajet s’étend sur 50 km et dure entre 1 et 2 heures. La place coûte environ 25000 kips : que ce soit en minibus ou en bus classique.

Comment circuler ?

Comme il s’agit d’un petit hameau, tout peut se visiter à pied. Surtout dans le cas de son marché. Ceux désirant rejoindre les cascades du plateau des Bolovens devront prendre un songthae w (taxi collectif) ou un bus à destination de Paksé dans le village. Ces transports publics partent toutes les heures.

Le point d’arrêt se trouve à Tat Fan. La visite des chutes d’eau se réalise généralement à pied. On compte 15 minutes de trajet jusqu’aux cascades jumelles depuis cette capitale du café.

Nature
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