Ban Chan

Ban Chan – dit aussi Ban Tjan et Ban Tchan, fait partie de ces bourgs du Laos connus pour leur corps de métier. Si certains se spécialisent dans le tissage de soie ou la distillation du riz, celui-ci se distingue plutôt pour ces confections en céramique. Sur l’ensemble du territoire nord du Laos, la notoriété de ce « village de poterie » provient de la qualité de ses jarres (hai en lao) et d’autres types d’objets en terre cuite tels que des vases, des briques et des tuiles. Pour ses habitants, cet artisanat demeure un héritage ancestral voire un mode de vie façonnant leur quotidien. Certes, de moins en moins des locaux s’y adonnent, mais cela reste la vocation de la bourgade. Pour les amateurs de travaux manuels et de culture traditionnelle, y faire un tour leur livrera une aventure humaine d’exception.

Visiter le village et ses alentours

La poterie fait partie intégrante de l’identité des 300 habitants de Ban Chan, à Luang Prabang. Cet art de la céramique représente pour ces derniers une tradition locale perpétuée de génération en génération, et ce, depuis plus de 400 ans. Même si cette pratique s’estompe de jour en jour à cause de la demande qui faiblit, le village continue d’exprimer ce savoir-faire ancestral. Cela dit, plus que cinq à six familles la cultivent actuellement sur les 80 foyers d’antan.

Potier un jour, potier toujours !

Petits et grands y mettent du cœur à l’ouvrage. On se plaît à les observer travailler l’argile : de la modélisation à la cuite et au refroidissement. Hier comme aujourd’hui, ils usent de méthodes rudimentaires et naturelles. Ils font de tout : petits bibelots, bougeoirs, mini pots, jarres pour conserver le riz ou le whisky de riz de Ban Xang Hai, briques, tuiles, carrelage, etc. Cela dit, certains de ces objets ont des processus de fabrication spécifiques. Pour les briques par exemple, il faudra préchauffer le four planté sur la route principale durant 4 jours. Les hommes s’alternent pour l’approvisionner avec des rondins de bois. Une fois que c’est suffisamment chaud, on enfourne. Quand c’est cuit, on laisse reposer et refroidir.

En principe, les villageois trouvent l’argile aux alentours. Ils les récoltent et les mettent à sécher. Puis, ils les broient et mélangent la poudre obtenue avec de l’eau. Ils malaxent le combiné de sorte à lui donner une texture homogène et plastique. Ils laissent ensuite reposer un temps avant d’en travailler la forme et les enfourner.

Dans une optique de préservation de cette vocation immémoriale, le gouvernement a apporté à Ban Chan son appui. Il para les familles d’artisans restantes d’outils mécanisés comme un four à gaz afin de multiplier leur production et de faire baisser le prix. Ce sont des mesures qu’ils espèrent apporter plus de rentabilité à ce corps de métiers.

Visiter ce bourg, c’est pouvoir observer tout ce long processus en direct, mais aussi échanger avec les villageois. Il s’agit d’une excellente opportunité pour en apprendre un peu plus sur l’histoire de la poterie au Laos, ses méthodes de conception et les variantes de formes.

En dehors de cela, on aura aussi la chance de mettre la main à la pâte sous la supervision d’un expert. Il suffit de se rendre auprès de l’ atelier-boutique du village pour profiter de cours de poterie traditionnelle. Et à l’occasion, y acheter leurs produits en terre cuite permettra de participer activement à l’économie locale.

Autour du « village de poterie »

Tant qu’à y faire halte, on appréciera une petite balade entre ses huttes en bois et ses fabriques de tuiles, de briques et de carrelage au grand air. On consacrera un peu de temps pour flâner le long du Mékong et peut-être atterrir du côté de la pagode Wat Chompet. Plus loin, on pourra admirer la vie de campagne de Luang Prabang.

Le cadre offert par cette bourgade se dépeint en un Laos authentique qui n’a rien à avoir avec le tourisme de masse. Les seuls coins à caractère touristique demeurent les attrayants bungalows établis sur les berges du Mékong et son atelier-boutique.

Comment s’y rendre ?

Ban Chan se trouve en face de Luang Prabang, de l’autre côté de la rive du fleuve Mékong. Depuis cette grande ville lao, on y accède par voie fluviale. Le trajet se fait en aval et ne prend qu’une dizaine de minutes. Côté transport, on dispose de deux options.

  • Le Ferry

On peut prendre le ferry pour 5 000 kips par tête pour rejoindre la rive opposée. Une fois pied à terre, on avance sur 1 kilomètre le long du chemin menant vers le sud-ouest.

  • Le bateau

C’est l’alternative la plus rapide. On loue un bateau pour 20 000 kips par personne pour arriver directement au village.

Infos utiles

  • Ban Chan s’avère d’un plus bel attrait les matins, aux premières lueurs du jour.

· Durant la saison des pluies, il faudra se munir de sandales adaptées et antidérapantes.

  • Les potiers du village ne travaillent pas les jours de Van Sin : jours de pleine, de nouvelle et des quarts de lune.

· Les locaux ne comprennent pas l’anglais. Sans guide traducteur, la communication passe par un langage de signes improvisés.

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