Pakbeng

Si on aime Luang Prabang pour ses monuments et ses temples, Pakbeng ne peut qu’attendrir pour la beauté de ses alentours et pour son ambiance campagnarde. Faire cap vers cette bourgade signifie tomber sous le charme de sa rusticité et de ses villages environnants. En tant que port fluvial, il se distingue notamment pour son activité touristique entretenue par ses guesthouses, hôtels et restaurants. On lui connaît cependant quelques sites dignes d’intérêts.

Aujourd’hui

Ce bourg laotien de quelques milliers d’habitants est perché sur les rives du fleuve Mékong. Il se situe au Nord-Ouest du pays : à mi-chemin entre Chang Khong (frontière Thaï au Nord-Est) et la ville deLuang Prabang, et en confluence du fleuve Mékong et de la rivière de Beng.

Au temps de la guerre civile du Laos, la ville constituait de terminus Sud pour la route 46 de la province chinoise de Yunnan. Actuellement, ses routes mènent vers le Nord du pays à Oudomxay et vers le Sud à Sayaboury. Son paysage en centre-ville intègre deux rues dont une s’étendant sur plusieurs kilomètres. De nombreuses guesthouses et points de restauration y ont trouvé racine.

Il est vrai qu’une halte à Pakbeng sert principalement à se ressourcer et à se reposer une nuit, le temps de reprendre le large le lendemain. Néanmoins, certaines curiosités locales méritent qu’on s’y attarde un peu : ses villages des Khamu , son camp des éléphants, ses deux petits Wats (temples), son marché du matin et son ambiance champêtre.

Tourisme et guesthouses

Pakbeng demeure une bourgade touristique et un point d’arrêt pour les lentes péniches effectuant latraversée du fleuve Mékong. Sachant qu’un trajet entre HuayXai et la « perle du Laos » avec ce type d’embarcation dure deux jours, cela oblige de rester une nuit. Une contrainte profitant à l’économie locale.

En effet, cette prédisposition a vu doté la ville de multiples hôtels et restaurants de différents standings. Il y a les guesthouses de luxe affichant presque toujours complets. Il y a ceux à confort minime pour environ 4 dollars la nuit, plus accessible à tout voyageur.

A la rencontre des Khamu

Aux alentours de Pakbeng sont implantés plusieursvillages de minorités ethniques dont ceux des Khamu. Considérés comme les premiers Laotiens, ces derniers appartiennent à un des trois grands groupes ethniques du Laos : le Lao Theung (Lao des plateaux).

Aller à la rencontre de ces villages permet de vivre une expérience humaine unique : être témoin de la grande hospitalité de ce peuple, de leur niveau de vie bien bas mais surtout de leur joie de vivre envers et contre tout.

Le capital naturel de la région

Les avis fusent et les intérêts sont mitigés quant à choisir entre 3 heures de bus ou de bateau rapide et 9 heures de bateau lent. A y atterrir dans tous les cas, il vaut mieux profiter au maximum de la traversée. La beauté du paysage est exceptionnelle : une magnifique vallée profonde ; une forêt dense bordant les montagnes ; un vigoureux Mékong parsemé de rochers, de rapides, et de bancs de sable ; des villages avec maisons sur pilotis ; des troupeaux de buffles ; des pêcheurs ; des villageois se rafraîchissant dans le fleuve ; et même des chercheurs d’or.

Et une fois sur place, Pakbeng se dessine sous un réel havre de paix. En s’enfonçant dans sa forêt primaire, on se retrouve nez à nez avec de précieuses essences et des arbres multi-centenaires.

Les Wats survivants

Pakbeng possédait auparavant plusieurs sanctuaires bouddhistes. Mais durant les guerres contre le royaume thaïlandais d’il y a 300 ans, bon nombre d’entre eux furent réduits à néant. Aujourd’hui, cette ville portuaire n’en compte plus que deux :

  • le Wat Khok Koh
  • le Wat Sin Jong Jeang

Avant de débarquer

Pakbeng est une contrée reculée à bien des égards. Il est donc nécessaire de bien se préparer avant d’y mettre les pieds.

Apporter une lampe torche

Malgré la présence d’une centrale électrique, les coupures de courant sont monnaies courantes dans la ville. Apporter une lampe sera donc d’une grande utilité.

Rester loin des dealers de drogue

Comme cette bourgade est nichée en plein cœur du triangle d’or (zone de production mondiale de drogues), les touristes sont souvent la proie de dealers. Ils accostent les étrangers pour leur proposer herbe, opium, amphétamine, cocaïne. Et oser en acheter, c’est notamment se frotter à la police locale.

Contrôler vos billets

Trois types de monnaies circulent à Pakbeng : le kip, le dollar USD et le bath. Il n’y a ni distributeur, ni banque, ni guichet de change. Autant de liberté qui exige d’être alerte sur les taux de change proposés par les locaux. Aussi, il faut y avoir le réflexe de toujours vérifier le rendu de sa monnaie : pour s’assurer que le compte est bon et que les billets fournis ne sont ni trop vieux ni déchirés.

Comment s’y rendre ?

Traverser le fleuve Mékong se fait tout aussi bien en descente qu’en remontée. Pour les parcours en bateau, deux alternatives sont disponibles :

Soit en bateau lent :

Cette option prend évidemment du temps. Il faut embarquer tôt le matin et compter entre 8 et 10 heures avant de rejoindre la bourgade. En moyenne, on débarque à Pakbeng vers 17 heures. Cependant, cette lenteur est compensée par un confort de bon standing, le privilège de se délecter du paysage et les arrêts dans les villages riverains. Une embarcation chargée de marchandises peut supporter 80 voyageurs maximum.

Soit en bateau rapide :

Le petit bémol avec cette option est l’inconfort ressenti lors du trajet (même avec ses 8 passagers), le brouhaha du moteur, et les hauts rebonds sur vagues. Son plus est attribué à l’avantage d’arriver tôt (3 heures de voyage), donc d’avoir plus de choix pour les logements.

Autre solution pour atteindre Pakbeng : le bus.

D’Oudomxay, le parcours sur la route 2 prend environ 1 heure et demie de temps mais les routes sont généralement difficiles à arpenter.

Que faire ?

· Se promener le long de la rue principale et visiter le marché du matin

· Faire du trekking au sein d’un village de colline aux alentours de Pakbeng

· Rencontrer les Khamu

· S’approvisionner en nourriture pour le second jour de voyage en bateau

· Boire un verre ou une chope de bière dans les bars de la rue principale

· Tenter l’expérience du « lao-lao bong » local

· Goûter les bols de nouilles locales et visiter les stands de saucisses et riz gluant

· Acheter un souvenir Hmong ou Thaï : textiles et objets d’artisanat

Se relaxer dans le centre de sauna et de massages traditionnels

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