
Wat Xieng Thong
Wat Xieng Thong
Fondé en 1560 par le roi Setthathirath, le Wat Xieng Thong est l'un des plus anciens temples de Luang Prabang, réputé pour son arbre de vie en mosaïque.
Le Wat Xieng Thong, dont le nom signifie « temple d'or de la ville », est l'un des sanctuaires bouddhistes les plus anciens de Luang Prabang. Fondé en 1559-1560 sous le règne du roi Setthathirath, il occupe la pointe nord de la péninsule, à la confluence du Mékong et de la Nam Khan. Ses toits cascadant jusqu'au sol, son arbre de vie en mosaïque et son char funéraire royal en font un repère majeur du patrimoine lao.
Pourquoi visiter le Wat Xieng Thong
Contrairement à beaucoup de temples de la ville reconstruits ou remaniés au XIXᵉ et XXᵉ siècles, le sim principal du Wat Xieng Thong a échappé aux destructions, notamment lors du sac de Luang Prabang par les Pavillons Noirs en 1887. C'est l'un des rares ensembles royaux à conserver son architecture d'origine, considérée comme l'un des aboutissements du style classique de Luang Prabang. Le temple a longtemps servi de lieu de couronnement des souverains du royaume du Lan Xang, puis de Luang Prabang, ce qui lui confère un statut particulier dans l'histoire religieuse et politique du Laos.
L'ensemble est inscrit au sein du périmètre classé par l'UNESCO depuis 1995, qui couvre toute la vieille ville. Le site reste actif : des moines y résident et l'on peut, en début de matinée, croiser leurs allées et venues.
Histoire du temple
Fondé entre 1559 et 1560 par le roi Setthathirath peu avant le transfert de la capitale du Lan Xang à Vientiane, le Wat Xieng Thong fut placé sous le patronage direct de la monarchie. Pendant plus de trois siècles, il accueillit les cérémonies royales, dont les couronnements. Au XIXᵉ siècle, lorsque les Pavillons Noirs pillèrent la ville, le sanctuaire fut épargné — selon la tradition locale, parce que leur chef en fit son quartier général.
Au XXᵉ siècle, plusieurs édifices secondaires sont ajoutés ou rénovés sous l'impulsion de la famille royale. La chapelle abritant le char funéraire fut construite en 1962 pour recevoir le corbillard du roi Sisavang Vong, décédé en 1959. La révolution de 1975 et l'abolition de la monarchie mirent fin à la fonction royale du temple, qui resta toutefois un lieu de culte actif.
Que voir sur place
Le sim principal
Le sanctuaire central est l'élément le plus photographié du site. Ses toits descendent en gradins successifs jusqu'à frôler le sol, une signature du style architectural de Luang Prabang. À l'intérieur, des piliers laqués noir et or soutiennent un plafond peint de roues du dharma. Sur le mur arrière extérieur, une grande mosaïque de verres colorés représente un arbre de vie (« Tree of Life »), réalisée en 1960 pour le 2500ᵉ anniversaire de la mort du Bouddha. C'est l'un des éléments décoratifs les plus reconnaissables du temple.
La chapelle du char funéraire (Hong Kep Mien)
Située dans l'angle est de l'enceinte, cette chapelle abrite le char funéraire royal, haut d'environ 12 mètres, sculpté et doré, surmonté de figures de nagas. Il fut utilisé pour transporter les urnes funéraires du roi Sisavang Vong. Les façades extérieures du bâtiment sont ornées de bas-reliefs en bois doré illustrant des épisodes du Ramayana.
La chapelle du Bouddha couché
Connue sous le nom de « Red Chapel » en raison de son enduit rouge, elle abrite un Bouddha couché en bronze datant du XVIᵉ siècle, présenté à l'Exposition de Paris en 1931 puis conservé à Vientiane avant son retour à Luang Prabang en 1964. Les murs extérieurs sont décorés de mosaïques de verre figurant des scènes de la vie quotidienne lao.
Autres édifices
- Plusieurs petits stupas et chapelles secondaires (« hô »), dont celles abritant des Bouddhas debout et un Bouddha en position d'appel à la pluie
- Le monastère où résident les moines
- Un porche d'entrée orné de háang thíen (porte-chandelles) terminés par des nagas
Informations pratiques
Le Wat Xieng Thong se situe à l'extrémité nord de la péninsule historique, dans le quartier du Palais Royal, accessible par la rue Xotikhoumman (Sakkaline). Un droit d'entrée modique est demandé, payable en kips à l'arrivée — la somme contribue à l'entretien du site. Les horaires couvrent globalement la matinée et l'après-midi, avec une pause méridienne ; mieux vaut vérifier sur place la veille.
Comptez 45 minutes à 1h30 de visite selon votre intérêt pour les détails iconographiques. Tenue couvrant épaules et genoux exigée, chaussures à retirer pour entrer dans le sim. Le silence est de rigueur, surtout si des moines sont en méditation ou en prière.
Quand y aller
La saison sèche, de novembre à février, offre les conditions les plus agréables : températures modérées et lumière nette qui met en valeur les mosaïques. Mars et avril sont chauds, mais coïncident avec le Pi Mai (nouvel an lao, mi-avril) : le temple devient alors un haut lieu de processions et d'aspersions rituelles, très fréquenté mais d'une grande intensité. La saison des pluies (juin-septembre) reste praticable, les averses étant souvent courtes en fin de journée.
Pour éviter l'affluence, privilégiez l'ouverture matinale ou la dernière heure d'après-midi, lorsque la lumière rasante éclaire l'arbre de vie en mosaïque.
À proximité
La situation du temple, en bout de péninsule, en fait un point de départ ou d'arrivée logique d'une déambulation dans la vieille ville :
- Le Wat Sene, voisin immédiat, reconnaissable à sa façade rouge et or
- Le centre historique de Luang Prabang et son ancien Palais Royal (Haw Kham), aujourd'hui musée national
- Le Mont Phousi, dont le sommet offre un panorama sur la confluence des fleuves
- Le musée Ethnology and Traditional Arts (TAEC), pour comprendre la diversité ethnique du nord du Laos
- Le Pha Tad Ke Botanical Garden, accessible en bateau depuis le quai voisin
Questions fréquentes
Questions fréquentes
L'expression se traduit par « temple de la cité d'or », en référence au nom ancien de Luang Prabang.
Le sim principal a été édifié entre 1559 et 1560 sous le règne du roi Setthathirath, ce qui en fait l'un des plus anciens temples encore debout de Luang Prabang.
La grande mosaïque de verre représentant un arbre de vie, située sur le mur arrière extérieur du sim, réalisée en 1960. Le char funéraire royal de 12 mètres, abrité dans une chapelle dédiée, est l'autre pièce majeure.
Oui : épaules et genoux couverts, chaussures à retirer avant d'entrer dans le sim. Évitez les chapeaux à l'intérieur et parlez à voix basse.
De 45 minutes pour un tour rapide à 1h30 si vous prenez le temps de détailler les bas-reliefs, mosaïques et chapelles secondaires.
Préparer votre visite
Le Wat Xieng Thong s'inscrit naturellement dans un itinéraire couvrant la péninsule de Luang Prabang, les alentours du Mékong et les sites naturels du nord du pays. Pour construire un séjour cohérent, consultez nos idées de voyage au Laos.
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